Afrique du Sud : La réconciliation au prix de la justice ?
Résumé En janvier dernier, s'est ouvert à New York le procès de six multinationales ayant travaillé en Afrique du Sud durant l'apartheid, accusées d'avoir profité des conditions de travail offertes par le système. Ces procès sont l'aboutissement d'une démarche débutée il y a...
Tallennettuna:
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2010
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Résumé
En janvier dernier, s'est ouvert à New York le procès de six multinationales ayant travaillé en Afrique du Sud durant l'apartheid, accusées d'avoir profité des conditions de travail offertes par le système. Ces procès sont l'aboutissement d'une démarche débutée il y a plusieurs années par de nombreuses associations de victimes, qui se battent depuis 1994 afin d'obtenir des réparations financières pour les torts subis sous le régime. Cette initiative souligne les limites du soi-disant « modèle » de justice reconstructrice et de transition pacifique sud-africain. À partir d'une analyse de la Commission Vérité et Réconciliation, cet article avance l'idée selon laquelle la lecture strictement morale de l'apartheid fournie par celle-ci, et son refus de confronter l'héritage économique et structurel de la violence, est largement responsable des tensions interraciales que connaît encore le pays. Ces limites témoignent de la nécessité, pour la justice transitionnelle, de compléter tout discours éthique sur la réconciliation et le pardon par des mesures plus concrètes d'une justice correctrice, voire même redistributrice.
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