Présentation

Les problèmes de nos sociétés sont désormais de nature mondiale et appellent des réponses mondiales de la part des gouvernements et des instances intergouvernementales. Mais, depuis peu, des acteurs nouveaux s'introduisent dans ce débat : les cours suprêmes. Qu'il s'agisse de la prote...

Szczegółowa specyfikacja

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Opis bibliograficzny
1. autor: Mathieu, Bertrand
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: 2010
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Les problèmes de nos sociétés sont désormais de nature mondiale et appellent des réponses mondiales de la part des gouvernements et des instances intergouvernementales. Mais, depuis peu, des acteurs nouveaux s'introduisent dans ce débat : les cours suprêmes. Qu'il s'agisse de la protection de l'environnement, la défense des droits économiques et sociaux ou encore la lutte contre le terrorisme, les cours suprêmes nationales parviennent à « vaincre leur déférence traditionnelle » à l'égard de l'exécutif pour se lancer dans des politiques « affirmatives » (E. Benvenisti et G. Downs). Dans quelle mesure le rôle des pouvoirs judiciaires nationaux est-il affecté par cette mutation ? En quoi le rôle traditionnel des cours suprêmes et leur place dans l'appareil d'État est-il affecté par l'internationalisation des problèmes de société ? Peut-on dire qu'une autonomie du pouvoir judiciaire accrue résulte de ce nouvel équilibre des pouvoirs ? Et comment parvenir à exercer ce nouveau rôle sans construire une culture universelle, sans parler dans un langage compréhensible par tous les systèmes de droit ?Ce sont ces thèmes très peu abordés que choisit de présenter les Cahiers de la Justice en publiant le premier volet d'un ensemble de textes issus d'un projet international placé sous l'égide de l'Institut de la Haye pour l'internationalisation du droit (HILL). Ce séminaire cherche à mettre en lumière le rôle croissant des cours suprêmes dans un monde où « la fragmentation du droit impose le dialogue des juges » (Paul Martens). Il explore ainsi des aires géographiques, issues de continents et de systèmes juridiques très différents du nôtre, en gardant à l'esprit, comme le dit Guy Canivet, que « l'ambition d'un idéal de justice à l'échelle planétaire impose de savoir parler au juge qui ordonne la lapidation de la femme adultère ».