Enseigner les « faits religieux » ? Aléas d’une expression malheureuse, du rapport Joutard (1989) aux préconisations du Conseil des sages de la laïcité (2018)
L’expression « fait(s) religieux », popularisée par le rapport de Régis Debray sur l’enseignement du fait religieux dans l’école laïque (2002), a longtemps été présentée comme « de bonne diplomatie », à défaut de relever d’une « bonne épistémologie ». Le présent article retrace l’histoire de l’adopt...
Tallennettuna:
| Päätekijä: | |
|---|---|
| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2021
|
| Aiheet: | |
| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | L’expression « fait(s) religieux », popularisée par
le rapport de Régis Debray sur l’enseignement
du fait religieux dans l’école laïque (2002), a
longtemps été présentée comme « de bonne
diplomatie », à défaut de relever d’une « bonne
épistémologie ». Le présent article retrace l’histoire de l’adoption de cette expression par les
milieux de l’enseignement et de la recherche
depuis le rapport Joutard (1989). Nous présenterons le contexte qui a présidé à cette adoption, puis retracerons les éléments du débat
scientifique depuis 2002, jusqu’à la note du
Conseil des sages de la laïcité au ministre de
l’Éducation nationale, datée du 25 novembre
2018. Ce dernier document, qui se présente
comme la synthèse argumentée de deux décennies de débats, pointe du doigt les insuffisances et les contradictions d’une expression
qui pouvait déjà apparaître comme dépassée
au début du millénaire, mais dont l’usage a
persisté faute de meilleures propositions. |
|---|