Elsa Godart. Éthique de la sincérité. Survivre à l’ère du mensonge. Paris : Armand Colin, 2020, 285 p.
À travers quelques questions telles que la généralisation de scolarisations socialement indifférenciées, l’allongement de la scolarité obligatoire, le développement de la mixité scolaire, l’articulation entre secteur public et secteur privé et la gestion pédagogique de la diversité. Les lendemains d...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2020
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | À travers quelques questions telles que la généralisation de scolarisations socialement
indifférenciées, l’allongement de la scolarité
obligatoire, le développement de la mixité
scolaire, l’articulation entre secteur public et
secteur privé et la gestion pédagogique de la
diversité.
Les lendemains de la guerre de 1914-1918 ont
favorisé l’émergence de l’école unique, c’est-à-dire l’idée de rendre commune à tous les
enfants une scolarité destinée à fonder l’unité
nationale et à permettre l’accès universel aux
connaissances indispensables à la vie sociale.
Dans les premières années de l’après-guerre,
l’Allemagne et la France font figure de postes
avancés pour la réforme de l’école unique,
mais c’est en Union Soviétique que la réforme
de l’école unique fut engagée avec la plus
grande vigueur, et elle devint, entre les deux
guerres, un modèle pour un large courant réformateur en Europe occidentale. Par ailleurs,
la question de l’école unique déborda peu
à peu le cadre de la réforme institutionnelle
pour poser la question pédagogique : si l’école
unique était instituée, quelle sorte de méthode
pédagogique devrait-elle employer ?
Les systèmes éducatifs dans l’Europe de
l’après-Seconde guerre mondiale connurent
plusieurs changements structurels avec l’institution d’établissements scolaires du secondaire
dépourvus de filières internes et de recrutement socialement déterminé de leur population scolaire.
Mais aujourd’hui, quel que soit le modèle de
système éducatif que l’on examine, des problèmes récurrents remettent en question les
fondements d’une école unique pour tous.
Comment gérer la diversité des élèves dans
des pays marqués par les inégalités entre territoires ? Comment l’école peut-elle affronter les
multiples différences entre les enfants ? Comment l’école peut-elle demeurer fondatrice du
« vivre ensemble », dans les pays où elle reproduit massivement les inégalités sociales ?
Cette esquisse a finalement l’ambition d’avoir
contribué à montrer que l’histoire de la démocratisation de l’enseignement, en tant
que projet et en tant que réalisation toujours
inachevée, est bien constituée au xxe siècle à
l’échelle européenne, mais elle reste largement
à écrire. |
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