Ritualiser les passages pour accompagner notre part vulnérable à l’épreuve de l’hypermodernité ?
L’article s’efforcera de montrer en quoi, dans nos sociétés hypermodernes, les rituels peuvent constituer des modalités d’accompagnement des différents passages que vivent les sujets humains en général et les adolescent·e·s. en particulier et des angoisses archaïques que ces passages sont susceptibl...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2020
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | L’article s’efforcera de montrer en quoi, dans
nos sociétés hypermodernes, les rituels
peuvent constituer des modalités d’accompagnement des différents passages que vivent les
sujets humains en général et les adolescent·e·s.
en particulier et des angoisses archaïques que
ces passages sont susceptibles de réactiver,
angoisses qui constituent la « part vulnérable »
de chacun·e de nous.
Nous définirons cette « part vulnérable » de
chacun·e comme le sentiment que nous avons
de ne pas toujours être porté·e·s (au sens de
Winnicott) comme nous en aurions besoin, en
considérant que la façon que nous avons de l’accueillir se construit dans les premiers liens du
nourrisson aux adultes qui prennent soin de lui,
et qu’elle est ensuite remise à l’épreuve lors des
moments de transition et de passage, et notamment de passage à l’âge adulte. Étudier la façon
dont les sociétés dites « traditionnelles » ritualisent ces passages nous aide à comprendre la
façon dont nous pourrions le faire aujourd’hui.
Pour cela, nous partirons d’un constat : la façon
dont l’hypermodernité, notamment par ses
effets de désaffiliation et d’autoréification met
à l’épreuve cette vulnérabilité, et la nécessité
pour chacun·e d’apprendre à mieux accueillir sa propre part de vulnérabilité pour mieux
accompagner celle d’autrui. Nous travaillerons
pour cela à partir de la dynamique d’un entretien « raté » avec un adolescent et de différentes vignettes issues à la fois de la littérature
et de récits ou de vécus d’étudiant·e·s du parcours de master dont l’auteure est responsable.
Éclairés par une double lecture théorique, à l’articulation de l’anthropologie et de l’approche clinique d’orientation psychanalytique, ce matériel
permettra de montrer la pertinence et l’importance de la phase de marge pour accompagner
chacun·e dans l’effectuation du passage, au carrefour de l’individuel et du collectif : obligation
collective de l’effectuer, possibilité individuelle
de le faire à sa façon et donc de se sentir accueilli·e dans le nouveau groupe. Cette théorisation
peut alors nous aider à penser les changements
de statuts professionnels et les attaques institutionnelles et, par conséquent, la vulnérabilisation provoquée par l’hypermodernité. |
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