L’amalgame : une réforme inaboutie

En 1926, le ministre radical de l’Instruction publique et des Beaux-arts, Édouard Herriot met en place l’expérience de l’amalgame. Il s’agit de regrouper dans certains cours, des élèves des sections classiques et modernes de l’enseignement secondaire et des élèves de l’enseignement primaire supérieu...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Autore principale: Seguy, Jean-Yves
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2016
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:En 1926, le ministre radical de l’Instruction publique et des Beaux-arts, Édouard Herriot met en place l’expérience de l’amalgame. Il s’agit de regrouper dans certains cours, des élèves des sections classiques et modernes de l’enseignement secondaire et des élèves de l’enseignement primaire supérieur. Cette expérience se caractérise par la mise en œuvre de justifications économiques en lien avec le projet de réforme plus général de l’école unique. Le souci d’établir les bases d’une école démocratique passe en effet en ce début de XXe siècle par la volonté de rassemblement de l’ordre primaire et de l’ordre secondaire, permettant ainsi, dans une volonté de justice sociale, de déterminer les places dans l’institution scolaire, non en fonction des classes sociales d’origine, mais en fonction du mérite individuel. Cet article analyse les conditions d’instauration de l’expérience de l’amalgame, appréhende les résistances qui se sont exprimées face à cette réforme, et considère celle-ci au regard de l’évolution des politiques éducatives de l’entre-deux-guerres.