« Death is a lonely business » ou enseigner les récit de la « bonne » mort
La mort – et ses noirs sortilèges – peut-elle être un objet d’étude littéraire? N’y a-t-il pas quelque arrogance absurde à vouloir parler de ce que l’on ignorera toujours (nul ne saurait être co-extensif à sa propre mort, l’instant de la connaissance coïncidant avec celui de l’anéantissement) ?...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Argitaratua: |
2008
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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Criminel Fantastique Littérature Policier Romanesque Thanatopraxie Detective novel Ghost story Gothic novel Literature Police procedural Thanatopraxis Casta, Isabelle « Death is a lonely business » ou enseigner les récit de la « bonne » mort |
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La mort – et ses noirs sortilèges – peut-elle être un objet d’étude littéraire? N’y a-t-il pas quelque
arrogance absurde à vouloir parler de ce que l’on
ignorera toujours (nul ne saurait être co-extensif à
sa propre mort, l’instant de la connaissance coïncidant avec celui de l’anéantissement) ?
Pourtant, tout en gardant présente à l’esprit
cette « angoisse de l’objet interne » dont parle l’anthropologue George Devereux, l’enseignant peut
suivre les trois chemins qui mènent à la maîtrise du
phénomène. Il s’agit de la thanatologie, la thanatopraxie et la thanatofiction.
Si la thanatologie recouvre plutôt les « philosophies de la mort », id est l’ensemble des réflexions
morales, éthique, sociopolitiques et religieuses qui
accompagnent la fin de vie, la thanatopraxie, elle,
s’intéresse plus directement au corps du mort, que
ce soit pour les techniques d’embaumement ou pour
toutes les investigations et manipulations médicolégales, popularisées par la vogue actuelle des
fictions policières ; ce qui nous amène d’ailleurs au
troisième domaine des mythologies de la mort, les
thanatofictions. À l’hypertechnicité des séries et
des romans (souvent américains) – dont la scène
d’autopsie la plus « gore » possible est devenue un
« must » – correspond également la recrudescence
d’un certain fantastique, où le mort revient « naturellement » errer parmi les vivants, sans savoir qu’il
est mort d’ailleurs... Cette nouvelle hantise et ses
conséquences esthétiques et/ou eschatologiques me
paraît servir de lien entre toutes les thanatofictions
ici évoquées... La mort n’est pas une fin : notre
libraire s’en réjouit tous les jours ! |
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Casta, Isabelle |
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