Les étudiants fantômes.

L’objet de cette recherche est de mieux comprendre les parcours des étu- diants de premier cycle, visibles administrativement du fait de leur non-réins-cription l’année suivante mais, pédagogiquement invisibles. Les données quantitatives montrent une augmentation de ces sorties précoces...

Ausführliche Beschreibung

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Bibliographische Detailangaben
1. Verfasser: Legendre, Florence
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2003
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:L’objet de cette recherche est de mieux comprendre les parcours des étu- diants de premier cycle, visibles administrativement du fait de leur non-réins-cription l’année suivante mais, pédagogiquement invisibles. Les données quantitatives montrent une augmentation de ces sorties précoces. Quels facteurs peuvent expliquer ce constat? Qui sont ces étudiants «fantômes»? Quelles filières ont-ils fréquentées? Quel accueil leur a-t-il été réservé? Parmi les sorties précoces de l’université se cache une grande variété de situations et de parcours. Le départ de l’université ne signifie pas la même chose selon le temps qu’on y passe. Pour ceux qui restent très peu de temps, il s’agit d’une tentative infructueuse qui n’entame pas forcément la volonté de poursuivre des études, sous une autre forme. Pour les autres qui persévèrent, l’expérience semble plus «définitive» dans le sens où la poursuite des études en formation initiale est moins fréquente. La première expérience étudiante apparaît ici déterminante dans la suite du cursus scolaire, d’où l’attention à donner à ce passage. L’analyse en terme d’affiliation au monde étudiant s’enrichit de l’étude sociale de cette population. L’importance des origines sociales et scolaires explique le départ de ces étudiants fantômes en terme d’écarts culturels à la culture savante. Elle interroge directement les dispositifs pédagogiques (tutorat par exemple) qui, en les ignorant, masquent l’essentiel des inégalités d’accès à l’enseignement supérieur.