Différences culturelles, confrontations identitaires et universalisme : questions autour de l'éducation interculturelle

L’éducation inter-culturelle a été introduite dans les années 1970, pour relever le défide la pluralité croissante de la population scolaire et de la société. Dans les premiers temps, elle couvrit des paradoxes redoutables. La réflexion ultérieure a permis de les identifier et de précise...

وصف كامل

محفوظ في:
التفاصيل البيبلوغرافية
المؤلف الرئيسي: Lorcerie, Françoise
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 2002
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
الوصف
الملخص:L’éducation inter-culturelle a été introduite dans les années 1970, pour relever le défide la pluralité croissante de la population scolaire et de la société. Dans les premiers temps, elle couvrit des paradoxes redoutables. La réflexion ultérieure a permis de les identifier et de préciser des orientations éducatives fortes: l’éducation interculturelle doit viser à enrichir les savoirs, à développer les capacités relationnelles, à affirmer les valeurs démocratiques. L’article examine deux grandes questions théoriques auxquelles répond cet enrichissement souhaitable du programme de l’éducation scolaire. Tout d’abord, en quoi consiste la pluralité supposément culturelle de la société française? En réalité, sous couvert de culture, il s’agit surtout d’identités; et sous couvert de pluralité, il s’agit d’imputations ou de revendications d’altérité en relation avec l’origine supposée, c’est-à-dire d’ethnicité. L’approche pédagogique de la pluralité « culturelle » devrait donner aux élèves les moyens de repérer les processus identitaires, spécialement les processus ethniques. Deuxième question, comment penser l’universalisme démocratique dans un environnement ethnicisé? Cela implique de réexaminer la notion de « culture commune » de la société. Au plan normatif, ce qui fait le ciment de cette société, c’est principalement le droit et la solidarité qu’elle construit entre tous ses membres, indépendamment de leurs affiliations et des valeurs culturelles dont ils se réclament. Là est idéalement sa « culture commune »: les mœurs majoritaires n’en font partie que sous réserve d’examen.