Enseigner l'histoire de la Grande Guerre et commémorer l'Armistice du 11 novembre à l'école primaire

Il s’agit de brosser à grands traits plus de quatre-vingts ans d’histoire de l’ensei-gnement de la Grande Guerre et du souvenir de l’Armistice. À l’heure actuelle, enseigner et commémorer sont deux exigences difficiles à conjuguer à l’école. Enseigner demande une mise à distance qui, au f...

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المؤلف الرئيسي: Dancel, Brigitte
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 2002
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الملخص:Il s’agit de brosser à grands traits plus de quatre-vingts ans d’histoire de l’ensei-gnement de la Grande Guerre et du souvenir de l’Armistice. À l’heure actuelle, enseigner et commémorer sont deux exigences difficiles à conjuguer à l’école. Enseigner demande une mise à distance qui, au fil du temps, dissipe les ombres peu glorieuses. Commémorer rappelle, tous les ans, à la lumière le sacrifice du peuple des «morts pour la patrie». La Grande Guerre devenue première après 1945, n’est pas encore un événement froid mais l’École, investie de la mission d’en faire la source douloureuse de l’histoire du XXe siècle, peine à donner sens à la commémoration du 11 novembre, au fur et à mesure que disparaissent les derniers témoins du temps des «orages d’acier». Si enseigner la Grande Guerre ne souffre aucune contestation, l’école, comme la société, semble vouloir esquiver, pour l’instant, la réponse à la question dérangeante: faut-il encore commémorer son Armistice? L’école primaire est ici privilégiée car elle met en relief le discours des manuels destiné à tous les enfants dont le jeune âge oblige à forcer le trait et accentuer les ruptures. Dans un premier temps, seront analysées les relations entre le vécu d’élèves de la Somme et les leçons dispensées dans les classes durant l’entre-deux-guerres. Puis, le discours des manuels scolaires de 1920 à nos jours fera l’objet d’une rapide analyse. Enfin, le regard se portera sur la demande institutionnelle de commémorer le 11 novembre dans les établissements scolaires.