Enseigner les sciences en vue des « usages de la vie »
Un enseignement primaire à voca-tion pratique, telle fut la tradition de l’école du peuple au XIXe siècle. Les réformes républicaines ont-elles changé cet état de choses et inauguré ce que Ferry appelait lui-même un «nouveau régime» pour l’école? La réponse n’est pas aussi simplement né...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
|---|---|
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2001
|
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Un enseignement
primaire à voca-tion pratique, telle
fut la tradition de
l’école du peuple
au XIXe siècle. Les
réformes républicaines ont-elles
changé cet état de choses et inauguré
ce que Ferry appelait lui-même un
«nouveau régime» pour l’école?
La réponse n’est pas aussi simplement négative qu’il n’y paraît. Certes,
le programme scolaire républicain
assume l’héritage d’une école primaire tournée vers «les usages de la
vie» et socialement coupée d’un
secondaire dominée par les lettres
classiques. Mais la notion même de
«pratique» devient alors plus complexe. Le cas de l’enseignement scientifique, dont les applications utiles
furent une justification importante
de leur introduction dans le curriculum primaire, est un bon analyseur
de l’évolution d’une école primaire
où «pratique» a commencé à s’opposer à «culturel» pour finir par désigner une ambition éducative spécifique, et où la référence maintenue
au caractère usuel des connaissances
transmises n’a empêché ni Buisson, ni
Paul Bert, ni Ferry lui-même de caresser l’espoir de voir l’école primaire
assurer une formation véritable de
l’esprit.
L’idée d’une fondation républicaine
de l’école est certes un mythe; mais
croire l’avoir dissipé par la seule mise
en évidence de la continuité existant
entre Ferry et ses prédécesseurs rendrait mal compte de la façon complexe dont la «culture primaire» a
progressivement construit son identité. |
|---|