La nature, le moi et le genre : féminisme, philosophie environnementale et critique du rationalisme

L’auteure répond aux critiques adressées par les philosophes féministes à la philosophie environnementale. Le problème viendrait du fait que celle-ci ait repris des hypothèses issues d’analyses, rationalistes et ethnocentrées, biaisées par un préjugé de genre, concevant la raison comme radicalement...

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Auteurs principaux: Plumwood, Val, Afeissa, Hicham-Stéphane
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2015
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Description
Résumé:L’auteure répond aux critiques adressées par les philosophes féministes à la philosophie environnementale. Le problème viendrait du fait que celle-ci ait repris des hypothèses issues d’analyses, rationalistes et ethnocentrées, biaisées par un préjugé de genre, concevant la raison comme radicalement distincte du corps et des émotions et appelée à exercer un contrôle sur celles-ci, les femmes, le corps et la nature. Au contraire de la thèse identifiée comme celle du moi divisé, l’auteure développe l’idée que ce qui nous est proche ou personnel ( nos arbres, nos rivières) joue un rôle central dans l’acquisition d’une vie morale et d’une sensibilité à l’environnement, en consonance avec les approches féministes d’un moi-en-relation. Rejetant la deep ecology qui poserait le problème d’une métaphysique de l’indifférenciation, l’auteure propose une conceptualisation des relations intrinsèques à l’humain, invitant à dépasser la théorie de la ‘séparation’ masculine et les théories traditionnellement féminines de la ‘fusion’.