Chanter les vulnérabilités : des poèmes de Sappho au rap bernois, du modèle choral au paradigme néolibéral
Comparaison inattendue et impertinente sans doute entre un lyric d’une rappeuse bernoise et un poème ‘mélique’ de Sappho. Certes tous deux sont chantés dans une cadence vocale et un rythme corporel qui, en dialecte local, disent un désir, au féminin. Mais au-delà des analogies de surface, la compar...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2015
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Comparaison inattendue et impertinente sans doute entre un lyric d’une rappeuse bernoise et un poème ‘mélique’ de Sappho. Certes tous deux sont chantés dans une cadence vocale et un rythme corporel qui, en dialecte local, disent un désir, au féminin. Mais au-delà des analogies de surface, la comparaison ne peut être que différentielle. D’un côté donc un corps rendu extérieurement vulnérable par un désir compulsif de consommation pour une esthétique égocentrée ; de l’autre un corps presque anéanti dans ses facultés sensorielles par un désir amoureux incarné dans une force divine et provoqué par une jeune et éclatante beauté. Le rythme du rap contemporain souligne le désir compulsif ; le rythme strophique du poème choral grec marque un accomplissement. Prétexte aussi pour remettre en question, dans le double écart comparatif, nos conceptions partagées de l’homosexualité et du genre. |
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