Marie Buscatto – La fabrique de l’ethnographe. Dans les rouages du travail organisé, (2010). Toulouse, Octarès « Travail et activité humaine », 168 p.

Si la reconnaissance légale de la justice indigène reste une composante majeure de la démocratisation en Amérique latine, il se trouve que la loi coutumière n’est pas forcément favorable aux femmes. En Équateur, en 2008, les Amérindiennes ont saisi l’opportunité offerte par la tenue d’une Assemblée...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Tripier, Pierre
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2013
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Si la reconnaissance légale de la justice indigène reste une composante majeure de la démocratisation en Amérique latine, il se trouve que la loi coutumière n’est pas forcément favorable aux femmes. En Équateur, en 2008, les Amérindiennes ont saisi l’opportunité offerte par la tenue d’une Assemblée constitutionnelle, pour revendiquer l’intégration de l’équité de genre dans la loi coutumière. Ainsi, le soutien apporté par ces femmes à la justice indigène non seulement propose une configuration démocratique nouvelle, plus diverse, mais il constitue également un véritable défi pour les conventions existantes en termes de pratiques citoyennes. Pour saisir en quoi les femmes peuvent avoir intérêt à ce pluralisme légal, et quel impact ce dernier a sur l’État, cet article revient sur le paradoxe de la difficile alliance entre féministes et Amérindiennes ainsi que sur la question de l’accessibilité des systèmes de justice coutumière.