Coline Cardi et Geneviève Pruvost (eds) – Penser la violence des femmes, (2012). Paris, La Découverte « Sciences humaines », 442 p.

Si la reconnaissance légale de la justice indigène reste une composante majeure de la démocratisation en Amérique latine, il se trouve que la loi coutumière n’est pas forcément favorable aux femmes. En Équateur, en 2008, les Amérindiennes ont saisi l’opportunité offerte par la tenue d’une Assemblée...

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Bibliographic Details
Main Author: Sofio, Séverine
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2013
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Si la reconnaissance légale de la justice indigène reste une composante majeure de la démocratisation en Amérique latine, il se trouve que la loi coutumière n’est pas forcément favorable aux femmes. En Équateur, en 2008, les Amérindiennes ont saisi l’opportunité offerte par la tenue d’une Assemblée constitutionnelle, pour revendiquer l’intégration de l’équité de genre dans la loi coutumière. Ainsi, le soutien apporté par ces femmes à la justice indigène non seulement propose une configuration démocratique nouvelle, plus diverse, mais il constitue également un véritable défi pour les conventions existantes en termes de pratiques citoyennes. Pour saisir en quoi les femmes peuvent avoir intérêt à ce pluralisme légal, et quel impact ce dernier a sur l’État, cet article revient sur le paradoxe de la difficile alliance entre féministes et Amérindiennes ainsi que sur la question de l’accessibilité des systèmes de justice coutumière.