De la toiletteuse au thanatopracteur. Prendre soin des corps après la mort

RésuméJusque dans les années 1975-1980, la toilette mortuaire est pratiquée par la toiletteuse aidée de quelques femmes. Il s’agit d’un rite d’accession du défunt à la vie éternelle. La valeur symbolique de la dernière toilette du corps est donc très forte. Progressivement, du fait de la médicalisat...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Hardy, Laurence
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2007
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:RésuméJusque dans les années 1975-1980, la toilette mortuaire est pratiquée par la toiletteuse aidée de quelques femmes. Il s’agit d’un rite d’accession du défunt à la vie éternelle. La valeur symbolique de la dernière toilette du corps est donc très forte. Progressivement, du fait de la médicalisation de la maladie puis de la mort, la toiletteuse est remplacée par le thanatopracteur, spécialiste des soins de conservation, qui n’intervient plus seulement autour du corps mais dans le corps. Il s’agit ici d’un professionnel rémunéré qui, à la suite d’une formation, est autorisé à exercer. Le sens de la toilette est alors inversé : il s’agit d’une dernière ‘re-présentation’, voire parfois d’un rite de sortie. La toilette et la thanatopraxie interrogent les ‘frontières’ du care et le sens du ‘prendre soin’ de l’autre au moment de la mort.