Quels fondements de la violence ?

RésuméPlutôt qu’un état pulsionnel consubstantiel à l’être humain, la violence serait une réaction à l’état de sociabilité. Des constantes mettent en première place l’obligation de se définir par opposition et le classement entre même et différent est à la base du sentiment d’appartenance. Celui-ci...

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Autor principal: Héritier-Augé, Françoise
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2003
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-CDGE_035_0021CDGECahiers du Genre https://shs.cairn.info/revue-cahiers-du-genre-2003-2-page-21?lang=fr https://doi.org/10.3917/cdge.035.0021 Quels fondements de la violence ? Héritier-Augé, Françoise2003 fre Cahiers du Genre | 35 | 2 | 2003-12-01 | p. 21-44 | 1298-6046 CDGE_03570 RésuméPlutôt qu’un état pulsionnel consubstantiel à l’être humain, la violence serait une réaction à l’état de sociabilité. Des constantes mettent en première place l’obligation de se définir par opposition et le classement entre même et différent est à la base du sentiment d’appartenance. Celui-ci se coule dans deux moules : l’entre-soi de la consanguinité et du territoire, et celui du genre. Des besoins et affects universels sont pris dans les métaphores du corps, du territoire, de l’aînesse. C’est leur manipulation plus ou moins organisée qui est créatrice de violence. Il y a donc une logique de l’intolérance, dont des exemples sont donnés. Une éthique universelle, à construire, est cependant possible.Where are the bases of violence ?Rather than an instinctive state inherent to human beings, violence is a reaction to socialization. Constant elements impel the need for self-definition by opposition and the classification into same and different is at the basis of a feeling of belonging. This is shaped by two moulds : the « among our own kind » of consanguinity and territory, and that of gender. Universal needs and affective states are expressed in metaphors of the body, the territory, seniority. It is the more or less organized manipulation of these that creates violence. There is thus a logic of intolerance, of which examples are given. A universal ethics, still to be built, is however possible.Cairn free access
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description RésuméPlutôt qu’un état pulsionnel consubstantiel à l’être humain, la violence serait une réaction à l’état de sociabilité. Des constantes mettent en première place l’obligation de se définir par opposition et le classement entre même et différent est à la base du sentiment d’appartenance. Celui-ci se coule dans deux moules : l’entre-soi de la consanguinité et du territoire, et celui du genre. Des besoins et affects universels sont pris dans les métaphores du corps, du territoire, de l’aînesse. C’est leur manipulation plus ou moins organisée qui est créatrice de violence. Il y a donc une logique de l’intolérance, dont des exemples sont donnés. Une éthique universelle, à construire, est cependant possible.
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