Mesures politiques et division sociale du travail entre femmes : la garde des enfants par les assistantes maternelles

RésuméDepuis le début des années quatre-vingt-dix, certaines mesures politiques concernant les modes de garde de la petite enfance ont favorisé le développement de l’accueil individuel au détriment de l’accueil collectif, plus coûteux pour les collectivités publiques. Cet article analyse, en termes...

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Hauptverfasser: Bloch, Françoise, Buisson, Monique
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2003
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Zusammenfassung:RésuméDepuis le début des années quatre-vingt-dix, certaines mesures politiques concernant les modes de garde de la petite enfance ont favorisé le développement de l’accueil individuel au détriment de l’accueil collectif, plus coûteux pour les collectivités publiques. Cet article analyse, en termes de division sociale du travail entre femmes, les effets induits par les aides financières attribuées aux parents utilisant les services d’une assistante maternelle agréée. Ces aides facilitent la « conciliation » entre activité professionnelle et vie familiale de certaines femmes, les mieux insérées sur le marché de l’emploi mais surtout les plus solvables. A contrario, elles ne permettent pas à celles qui sont les moins solvables et les plus soumises à la flexibilité et à la précarité de l’emploi d’avoir recours à un tel mode de garde. De plus, les assistantes maternelles se trouvent confinées dans une des activités les plus féminisées et les plus précaires, qui relève de la catégorie des emplois aidés et qui inscrit ces femmes dans un rapport individuel à leur employeur. L’institution d’un tel rapport social n’est pas sans effet sur la conception de cette relation de service.