Le mirage de la sous-traitance sécuritaire
Les attaques coordonnées du 25 avril 2026 : six opérations simultanées conduites conjointement par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et le Front de libération de l’Azawad (FLA) contre des positions stratégiques maliennes ont coûté la vie au ministre de la Défense, le général...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2026
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Les attaques coordonnées du 25 avril 2026 : six opérations simultanées conduites conjointement par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et le Front de libération de l’Azawad (FLA) contre des positions stratégiques maliennes ont coûté la vie au ministre de la Défense, le général Sadio Camara, et permis la chute de Kidal. Elles signent, avec une brutalité théâtrale, l’acte de décès de la doctrine de l’externalisation sécuritaire telle qu’elle a été pratiquée dans les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) et en République centrafricaine (RCA). De Bamako à Bangui, le recours au groupe Wagner, puis à Africa Corps a produit non pas la stabilisation promise, mais une recomposition des équilibres de la violence qui a renforcé les insurgés tout en délégitimant les États. Cet article propose une anatomie comparée de ces échecs, en articulant les dimensions stratégiques, institutionnelles et sociologiques d’un modèle qui a sacrifié la souveraineté réelle sur l’autel de la souveraineté proclamée.
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