« Nous sommes Rio Tinto » : Engagement et encadrement de la main-d’œuvre dans une mine « durable »

À l’heure des discours sur les besoins en métaux de la transition énergétique, les entreprises minières prétendent être d’incontournables alliées de la lutte contre le changement climatique. Elles se présentent comme des entreprises soucieuses de la préservation des écosystèmes, de la prévention des...

Mô tả đầy đủ

Đã lưu trong:
Chi tiết về thư mục
Tác giả chính: Buu-Sao, Doris
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Français
Được phát hành: 2024
Những chủ đề:
Truy cập trực tuyến:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Miêu tả
Tóm tắt:À l’heure des discours sur les besoins en métaux de la transition énergétique, les entreprises minières prétendent être d’incontournables alliées de la lutte contre le changement climatique. Elles se présentent comme des entreprises soucieuses de la préservation des écosystèmes, de la prévention des risques professionnels et du développement économique des territoires d’implantation. La mine andalouse de Rio Tinto, qui a recommencé à produire du cuivre en 2015, est emblématique de ce tournant. Au-delà des discours de façade sur la « mine durable », l’ethnographie de la mine de Rio Tinto donne à voir les transformations à l’œuvre, notamment concernant la fragmentation et l’individualisation des conditions de travail, parallèlement à l’affaiblissement des structures syndicales. Dans ce contexte, l’article analyse comment l’encadrement des formes d’engagement au travail qui accompagne les promesses de « mine durable » alimente des logiques de (dé)mobilisation oscillant entre l’allégeance et la résistance.