Michel Scot, « Liber particularis », « Liber physonomie » : édition critique, introduction et notes

Depuis quelques décennies, l’étude de l’art médiéval a pris un tournant résolument anthropologique et s’est concentrée sur l’efficacité des images, surtout de l’imagerie dévotionnelle. Cet intérêt a conduit plus récemment à un renouveau dans les domaines de l’«  agency » des œuvres, de leur matérial...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Obrist, Barbara
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2020
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Depuis quelques décennies, l’étude de l’art médiéval a pris un tournant résolument anthropologique et s’est concentrée sur l’efficacité des images, surtout de l’imagerie dévotionnelle. Cet intérêt a conduit plus récemment à un renouveau dans les domaines de l’«  agency » des œuvres, de leur matérialité, et même de leur ontologie-objet. Nonobstant l’importance de ce travail, le but de cet essai est néanmoins de recentrer l’attention sur l’ inefficacité de l’art médiéval, négligé par ces nouveaux tournants. Après avoir passé en revue les idées du xiie siècle sur le doute et le discernement visuel, l’article examine des cas dans lesquels, d’une part, l’artifice de la représentation échoue (mettant ainsi à nu l’artifice, rendant l’œuvre inefficace), et d’autre part, l’œuvre anticipe les doutes concernant ses revendications de représentation. Ces exemples montrent comment les images peuvent inspirer le doute et remettre en cause les notions de l’efficacité. L’article plaide par conséquent pour une approche de l’art médiéval qui prenne en considération la précarité de la crédulité du spectateur et aussi les moyens par lesquels les artistes, anticipant de la méfiance, auraient pu la mettre à l’épreuve.