L’anthropologie stabilisée par le singe

Les singes n’ont cessé d’intriguer les anthropologues, à telle enseigne que la comparaison avec l’homme se présente comme un passage presque obligé de tout programme d’anthropologie manifestant quelque ambition générale. La primatologie stabilise l’anthropologie, la plupart des confrontations avec l...

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Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Leblan, Vincent
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2020
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Les singes n’ont cessé d’intriguer les anthropologues, à telle enseigne que la comparaison avec l’homme se présente comme un passage presque obligé de tout programme d’anthropologie manifestant quelque ambition générale. La primatologie stabilise l’anthropologie, la plupart des confrontations avec le singe ayant conduit à réaffirmer l’exclusivité des concepts et des principes épistémologiques centraux de la discipline. Néanmoins certaines recherches sur les primates questionnent cette exclusive. Sur le plan épistémologique, repenser la position occupée par les singes et les autres animaux en anthropologie revient à réarticuler l’opposition classique entre explication causale et explication intentionnelle à l’endroit de leurs comportements. Cette démarche constitue tout à la fois un rempart efficace contre les tendances naïvement intentionnalistes concernant les non-humains, et le gage d’une meilleure stabilité de l’anthropologie face aux « vents contraires » dont le réductionnisme des théories biologiques est porteur.