De l’horticulture à l’organisation lignagère en Afrique centrale atlantique

Le but de cet article est de déambuler entre archéologie et ethnologie, à la manière d’Alain Testart, et en nous appuyant sur ses apports. Le nouveau paradigme de naissance de l’agriculture qu’il a proposé permet de rappeler la singularité des agricultures intertropicales, où la majorité des cultigè...

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Hauptverfasser: de Saulieu, Geoffroy, Nlend, Pascal, Oslisly, Richard, Ngouoh, François
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2018
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Le but de cet article est de déambuler entre archéologie et ethnologie, à la manière d’Alain Testart, et en nous appuyant sur ses apports. Le nouveau paradigme de naissance de l’agriculture qu’il a proposé permet de rappeler la singularité des agricultures intertropicales, où la majorité des cultigènes n’a jamais été domestiquée au sens génétique du terme. C’est pourquoi ces plantes restent théoriquement impossibles à déceler dans le cadre d’une enquête diachronique uniquement fondée sur des analyses paléo-environnementales classiques. On peut donc se demander ce que nous donnent à voir ces analyses quand elles sont marquées par des anomalies, comme la « crise forestière » du diagramme pollinique du lac Barombi Mbo au Cameroun, à partir de 3000 BP. Or l’ethnographie nous apprend que ce qui caractérise socialement l’Afrique intertropicale est la récurrence de sociétés fonctionnant sur le modèle lignager ; modèle se traduisant en Afrique centrale par des plans de village stéréotypés (les villages-rues). Ces derniers apparaissent en même temps que « la crise forestière » et posent donc la question du rôle de ce modèle social dans les changements environnementaux du passé.