Introduction. Transformer la nature, anthropologie du pharmakôn
Dans cet article, je propose de m’appuyer sur l’étude d’un cas médico-légal clinique, observé en 2014 dans le service de médecine légale d’un hôpital urbain d’Inde du Nord, pour mettre en évidence la dimension interprétative de la production de la preuve. Cette dimension se manifeste tant lors des e...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2017
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Dans cet article, je propose de m’appuyer sur l’étude d’un cas médico-légal clinique, observé en 2014 dans le service de médecine légale d’un hôpital urbain d’Inde du Nord, pour mettre en évidence la dimension interprétative de la production de la preuve. Cette dimension se manifeste tant lors des examens cliniques et au cours de la verbalisation orale du contexte du cas, que dans la rédaction de la conclusion du rapport médico-légal. Une femme et son mari s’accusent mutuellement d’agression au couteau et le médecin est chargé d’établir si leurs blessures sont auto-infligées ou non. Les interactions du médecin légiste avec les patients et avec le policier révèlent que, plutôt que de considérer les deux examens de façon isolée, et plutôt que d’appliquer simplement la grille de caractérisation des blessures auto-infligées, le médecin cherche à reconstituer le récit des événements : lequel des deux a agressé l’autre ? Enfin, sa conclusion médico-légale reflète son interprétation et révèle son « intention de signifier ». |
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