Le « dire vrai » de l’aveu lors d’une confession criminelle
La notion de « dire vrai sur soi-même » est une technique du rapport à soi qui a évolué dans le monde occidental à partir d’une mise en examen de la subjectivité dans son rapport avec la vérité. Une généalogie pourrait tracer le parcours historique du « dire vrai » à partir des mondes grec et romain...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2016
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La notion de « dire vrai sur soi-même » est une technique du rapport à soi qui a évolué dans le monde occidental à partir d’une mise en examen de la subjectivité dans son rapport avec la vérité. Une généalogie pourrait tracer le parcours historique du « dire vrai » à partir des mondes grec et romain jusqu’à la chrétienté médiévale et à la modernité des Lumières. Nous nous bornerons dans cet article à la relation entre le « dire vrai » et le monde pénal dans les tribunaux syriens contemporains. Le « dire vrai » dans le contexte pénal moderne demande en effet que le sujet avoue complètement, ce qui en soi-même ne se limite pas à un énoncé véridique, mais le dépasse en une performance publique. Il y a donc un aveu qui vient directement du sujet, et une vérité qui est construite à partir d’une interprétation du juge qui énonce le verdict final. La langue arabe permet de voir une telle dualité ambivalente entre, d’un côté, l’ iʿtirāf, la confession ou l’aveu, et de l’autre, le iqrār qui implique une « admission » telle qu’elle est interprétée par un juge. |
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