L’art primitif réapproprié ? Les collectionneurs d’art africain en Afrique de l’Ouest
La présence de collectionneurs d’art africain en Afrique de l’Ouest demeure méconnue et leur activité de collection n’a quasiment pas fait l’objet de recherches jusqu’à présent. Faire l’ethnographie de leurs pratiques, analyser les discours qu’ils tiennent sur les objets de leur collection ou les sa...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2015
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La présence de collectionneurs d’art africain en Afrique de l’Ouest demeure méconnue et leur activité de collection n’a quasiment pas fait l’objet de recherches jusqu’à présent. Faire l’ethnographie de leurs pratiques, analyser les discours qu’ils tiennent sur les objets de leur collection ou les savoirs et les émotions qu’ils mobilisent permet de rendre compte d’un contexte de réception locale de l’art africain et d’interroger les formes de réappropriation d’un art qu’il n’est plus possible de qualifier de primitif. Rassembler des masques et des statues sur place, en Afrique de l’Ouest, ne constitue cependant pas une activité anodine et révèle des problématiques religieuses et des enjeux politiques spécifiques. Collectionner l’art africain peut être compris comme une façon de s’approprier le pouvoir magico-rituel ou politique des objets, conférant à l’activité de collection un caractère profondément ambivalent. Les rapports entre œuvres d’art et objets rituels se trouvent ainsi réinterrogés. |
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