La voix du mongɔngɔ ou comment faire parler un arc musical
À partir de l’exemple d’une tradition religieuse du Gabon, l’article étudie l’attribution d’une forme d’agentivité aux artefacts rituels et plus particulièrement aux instruments de musique. Dans le Bwete, la harpe et l’arc musical sont en effet censés « parler ». Ils sont dotés d’une voix conçue à l...
Kaydedildi:
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2014
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | À partir de l’exemple d’une tradition religieuse du Gabon, l’article étudie l’attribution d’une forme d’agentivité aux artefacts rituels et plus particulièrement aux instruments de musique. Dans le Bwete, la harpe et l’arc musical sont en effet censés « parler ». Ils sont dotés d’une voix conçue à l’image de celle des hommes, mais prêtée aux entités surnaturelles dont le rituel sert à convoquer la présence. Cet anthropomorphisme repose sur un savoir symbolique de type mythique, mais également sur deux procédés iconiques complémentaires : un iconisme visuel qui donne à voir un visage et un iconisme sonore qui fait entendre une voix. Le premier procédé est illustré par l’effigie anthropomorphe qui décore la harpe ; le second, par la technique voco-instrumentale de l’arc musical. |
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