Mythe et réalité du leurre dans la culture malgache : les relations hommes-lémuriens
Si la mythologie regorge d’exemple de ruses, de simulacres et de pièges que les hommes tendent aux animaux, le leurre est souvent à l’usage des bêtes dans les contes et les légendes malgaches. Le Fitaka (ruse, leurre, tromperie) revêt de multiples formes : visuel, il est le déguisement dont se pare...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2013
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Si la mythologie regorge d’exemple de ruses, de simulacres et de pièges que les hommes tendent aux animaux, le leurre est souvent à l’usage des bêtes dans les contes et les légendes malgaches. Le Fitaka (ruse, leurre, tromperie) revêt de multiples formes : visuel, il est le déguisement dont se pare le Varika ( Eulemur coronatus) pour séduire les femmes des humains ; auditif, il s’apparente à de longues plaintes semblables à celle d’un enfant que poussent les Babakoto ( Indri) pour éloigner les agresseurs ; gestuel, il incarne la posture de l’homme en prière que prend le Sifaka ( Propithecus coronatus) pour dissuader le chasseur de l’abattre. Transposée dans les mythes, l’utilisation du leurre par l’animal nous renseigne sur la place qu’occupe ce dernier au sein du bestiaire et des diverses représentations collectives qui lui sont associées. Le leurre est synonyme d’habileté et d’intelligence. L’anthropomorphisme de ces animaux endémiques rend certes l’exercice plus facile. Le lémurien, doué de ruse, est capable de prendre forme humaine, d’imiter voix et gestes, à tel point qu’on ne sait plus qui leurre, de l’homme ou de la bête. |
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