Phénoménologie d’un piège végétal : le roccolo
Très répandu dans les Alpes italiennes (Lombardie, Trentin, Vénétie et Frioul) le roccolo était un piège végétal assez sophistiqué (les plus beaux, considérés comme des exemples d’art topiaire, sont classés aujourd’hui patrimoine national) permettant de capturer, dans les endroits les plus propices...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2013
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Très répandu dans les Alpes italiennes (Lombardie, Trentin, Vénétie et Frioul) le roccolo était un piège végétal assez sophistiqué (les plus beaux, considérés comme des exemples d’art topiaire, sont classés aujourd’hui patrimoine national) permettant de capturer, dans les endroits les plus propices, des milliers de « pièces » par an (pinsons, grives, tarins, chardonnerets, verdiers, becs-croisés…). Il s’agissait d’une véritable machine à leurres. Tout y était « artificiel » : la disposition des arbres censés « mimer » des bosquets sauvages ; les appelants, modifiés par des procédures drastiques (du plumage à l’aveuglement) les faisant chanter en plein automne comme s’ils étaient au printemps ; les gestes mêmes de l’oiseleur imitant le vol et le bruit de l’épervier pour effrayer les migrateurs rentrés dans le piège et les pousser vers les filets. Gérés souvent par des personnages singuliers, qui ont laissé leur trace dans la littérature et dans le folklore, les roccoli étaient aussi des dispositifs symboliques aptes à la mise en scène, dans un espace liminaire, d’une large gamme de représentations ayant trait aux relations entre le domestique et le sauvage. |
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