Faire mourir et laisser vivre. Grippe aviaire et rituels sanitaires à Hong Kong
Cet article prend pour point de départ la définition de la biopolitique par Michel Foucault comme pouvoir de « faire vivre et laisser mourir » par opposition au pouvoir souverain qui consiste à « faire mourir et laisser vivre ». Il propose d’analyser les réactions à la grippe aviaire à Hong Kong, en...
Wedi'i Gadw mewn:
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2012
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Cet article prend pour point de départ la définition de la biopolitique par Michel Foucault comme pouvoir de « faire vivre et laisser mourir » par opposition au pouvoir souverain qui consiste à « faire mourir et laisser vivre ». Il propose d’analyser les réactions à la grippe aviaire à Hong Kong, en forgeant la notion de « rituels sanitaires ». Quatre réactions sont analysées : un « faire mourir extraordinaire » (l’abattage massif des volailles par les autorités sanitaires), un « faire mourir ordinaire » (l’abattage quotidien des volailles sur les marchés au détail), un « laisser vivre extraordinaire » (le festival taoïste jiao au cours duquel est partagé un repas végétarien) et un « laisser vivre ordinaire » (la pratique bouddhiste du fangsheng qui consiste à acheter des animaux au marché pour les relâcher). L’analyse déploie ainsi, à partir d’un petit nombre de termes, la pluralité des relations entre humains et animaux qui sont impliquées dans la transformation de Hong Kong en « sentinelle » de la grippe aviaire. |
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