Présentation

Chez les Aranda, la circulation des ceintures de cheveux participait, traditionnellement, à la constitution des identités. C’était, en effet, un moyen privilégié pour tisser des liens entre des individus occupant des positions rituelles et matrimoniales complémentaires. Leur complémentarité renvoyai...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Auteurs principaux: Glowczewski, Barbara, Soucaille, Alexandre
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2011
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Chez les Aranda, la circulation des ceintures de cheveux participait, traditionnellement, à la constitution des identités. C’était, en effet, un moyen privilégié pour tisser des liens entre des individus occupant des positions rituelles et matrimoniales complémentaires. Leur complémentarité renvoyait, d’un côté, à la division de la société en deux moitiés intermariables « cheveux raides » et « cheveux frisés » et, de l’autre, à la distinction des fonctions attribuées aux cheveux des vivants et des morts. Le statut des cheveux chez les Aranda souligne la nature particulière qui leur est plus généralement reconnue : ils sont issus du corps, tout comme le sang, mais à la différence de ce dernier, ils en sont des constituants consistants et détachables. Ce sont, de ce point de vue, des objets corporels échangeables permettant la régénération des relations sociales.