Nicolas Govoroff (1958 - 2011)
Chez les Aranda, la circulation des ceintures de cheveux participait, traditionnellement, à la constitution des identités. C’était, en effet, un moyen privilégié pour tisser des liens entre des individus occupant des positions rituelles et matrimoniales complémentaires. Leur complémentarité renvoyai...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2011
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Chez les Aranda, la circulation des ceintures de cheveux participait, traditionnellement, à la constitution des identités. C’était, en effet, un moyen privilégié pour tisser des liens entre des individus occupant des positions rituelles et matrimoniales complémentaires. Leur complémentarité renvoyait, d’un côté, à la division de la société en deux moitiés intermariables « cheveux raides » et « cheveux frisés » et, de l’autre, à la distinction des fonctions attribuées aux cheveux des vivants et des morts. Le statut des cheveux chez les Aranda souligne la nature particulière qui leur est plus généralement reconnue : ils sont issus du corps, tout comme le sang, mais à la différence de ce dernier, ils en sont des constituants consistants et détachables. Ce sont, de ce point de vue, des objets corporels échangeables permettant la régénération des relations sociales. |
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