La vie du poil. La construction du genre au cours du cycle de vie idéal des Mongols

Le lien entre le sang, la force vitale et la pilosité est très important chez les peuples mongols, pasteurs nomades d’Asie centrale. Il semble plus fort concernant les femmes que les hommes. Ainsi, chaque changement de coiffure d’une femme mongole correspond à une modification de l’écoulement de son...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Lacaze, Gaëlle
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2010
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Le lien entre le sang, la force vitale et la pilosité est très important chez les peuples mongols, pasteurs nomades d’Asie centrale. Il semble plus fort concernant les femmes que les hommes. Ainsi, chaque changement de coiffure d’une femme mongole correspond à une modification de l’écoulement de son sang menstruel. Le passage à la nubilité, à la maternité ou l’étape de la ménopause entraînent un changement de la coiffure des Mongoles. La pilosité constitue la marque visible de la capacité de reproduction du corps des femmes, de la qualité ou la quantité de la force vitale du corps. Ce lien relève d’un système de croyances chamanique. Le rôle de la pilosité est moins fort concernant les hommes qui ne « produisent pas de sang », aucun sang ne s’écoulant de leur corps ou de celui de gibiers potentiels puisque les Mongols sont des pasteurs nomades. En outre, l’influence du bouddhisme auquel les Mongols sont convertis depuis la fin du xvie siècle a contribué à associer le sang, notamment le sang menstruel et celui de la parturition, à une souillure dangereuse. Elle a, par conséquent, renforcé le lien entre le sang féminin et la présence d’une force vitale – au sens chamanique – porteuse de souillure.