Des poils et des hommes. Entre réalités biologiques et imaginaires de genre eurocentrés
La pilosité faciale et corporelle est présentée dans la littérature scientifique et de vulgarisation comme une caractéristique de la biologie masculine valable pour l’espèce entière. Le fait que de nombreuses populations humaines ne présentent pas un tel dimorphisme sexuel est passé sous silence. Ce...
Salvato in:
| Autore principale: | |
|---|---|
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2010
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La pilosité faciale et corporelle est présentée dans la littérature scientifique et de vulgarisation comme une caractéristique de la biologie masculine valable pour l’espèce entière. Le fait que de nombreuses populations humaines ne présentent pas un tel dimorphisme sexuel est passé sous silence. Cet article revient aux hypothèses de Darwin sur les raisons de la variabilité pileuse dans l’espèce, restées sans descendance depuis le xixe siècle. Il rouvre le débat pour montrer que le silence théorique actuel qui entoure la glabreté masculine revient à imposer à des populations entières un modèle biologique de différenciation sexuelle. L’hypothèse formulée ici est que ce manque de questionnement sert à protéger et à étendre des idéologies de genre et de race spécifiques aux sociétés européennes. |
|---|