Comment le capitalisme européen s’est-il emparé de l’histoire ?

Le récit européen raconte l’histoire moderne à partir du « moment axial » de la Renaissance sur le modèle de l’expansion d’un foyer culturel essentiellement actif jusqu’à produire le monde comme totalité unifiée dont s’empareraient les modes capitalistes de production. Telle est l’histoire-monde qu...

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Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Commetti, Henri
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2016
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Le récit européen raconte l’histoire moderne à partir du « moment axial » de la Renaissance sur le modèle de l’expansion d’un foyer culturel essentiellement actif jusqu’à produire le monde comme totalité unifiée dont s’empareraient les modes capitalistes de production. Telle est l’histoire-monde que cet article propose d’interroger : une histoire vue à travers une lorgnette européocentriste armée de macro-concepts dont la validité paraît problématique sitôt qu’on tente de les définir indépendamment de la version de l’histoire qu’ils permettent précisément de formuler. À travers ce récit s’opère la conquête des histoires humaines par l’histoire : l’Orient n’y est invité qu’à titre d’accessoire. Il y a dans le concept d’« histoire » non seulement la violence du discours qui nie, mais aussi un discours qui annule la réalité de cette violence, parce qu’il la rend impensable. Il s’agira, ici, de tenter de rompre avec l’asymétrie interprétative qui fonde ce grand récit univoque de l’Occident appelé « Histoire ».