Simone Weil, philosophe antimoderne ?
Dans l’un de ses cahiers, en 1935, Simone Weil note pour elle-même : « Tu ne pourrais pas être née à une meilleure époque que celle-ci où on a tout perdu. » ( OC VI 1, p. 1181). Une telle phrase indique une attitude : s’inscrire exactement dans le monde moderne, et s’en relever. Car il ne s’agit pas...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2023
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Dans l’un de ses cahiers, en 1935, Simone Weil note pour elle-même : « Tu ne pourrais pas être née à une meilleure époque
que celle-ci où on a tout perdu. » ( OC VI 1, p. 1181). Une telle
phrase indique une attitude : s’inscrire exactement dans le
monde moderne, et s’en relever. Car il ne s’agit pas de revenir
en arrière : celle qui met sa pensée et sa vie au service de ceux
qui sont écrasés par la force, en bas de l’échelle sociale, qui
diagnostique le présent et fustige « la civilisation moderne »
et « ses poisons » n’est ni traditionaliste, ni réactionnaire. Estelle antimoderne ? S’inscrit-elle dans une telle filiation ? Cette
catégorie peut-elle fournir un principe d’intelligibilité pour son
œuvre ? Cette question fournit l’occasion d’examiner le rapport
de S. Weil à la modernité. |
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