De la vérité en littérature. Maxime Chastaing, lecteur philosophe de Virginia Woolf

Affirmer « à chacun sa vérité », ce n’est pas s’enfermer dans le règne de l’opinion. Car la Vérité naît moins du dépassement de la diversité des points de vue que de leur compréhension intime et de leur articulation complexe. Plus que les philosophes, les écrivains semblent à même de rendre raison d...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Fruteau de Laclos, Frédéric
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2021
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Affirmer « à chacun sa vérité », ce n’est pas s’enfermer dans le règne de l’opinion. Car la Vérité naît moins du dépassement de la diversité des points de vue que de leur compréhension intime et de leur articulation complexe. Plus que les philosophes, les écrivains semblent à même de rendre raison de cette vérité des vérités. En restituant le point de vue d’une foule de personnages, ils dévoilent la grande variété des perspectives sur le monde et permettent à leurs lecteurs d’accéder à l’épaisseur cognitive feuilletée du sens commun. L’art du roman de Virginia Woolf est à cet égard exemplaire, comme le montrait dès 1951 le psychologue Maxime Chastaing dans La philosophie de Virginia Woolf.