Le service de l’État : Machiavel et Montaigne face à une nouvelle vertu

S’il est vrai que Machiavel engage le prince nouveau à savoir « entrer dans le mal », il n’en maintient pas moins un horizon moral qui est celui de l’humanisme renaissant, et qui reste chez lui le critère de distinction entre le bien et le mal dans l’action. Pour donner sens à cette attitude qui pou...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Renault, Vincent
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2019
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Disgrifiad
Crynodeb:S’il est vrai que Machiavel engage le prince nouveau à savoir « entrer dans le mal », il n’en maintient pas moins un horizon moral qui est celui de l’humanisme renaissant, et qui reste chez lui le critère de distinction entre le bien et le mal dans l’action. Pour donner sens à cette attitude qui pourrait sembler contradictoire, il faut revenir au contexte de l’affirmation de l’idée d’État au xvie siècle, et comprendre que Machiavel essaye de penser cette nouvelle vertu problématique qu’est le service de l’État. Mais comment empêcher que cette vertu, qui justifie la violation des règles ordinaires du « bien » par la distinction entre situation ordinaire et situation extraordinaire, ne finisse par rendre ces règles sans fondement, toute situation de l’agir politique tendant à paraître extraordinaire ?