Some Sixteenth-Century Bindings in the New York Public Library

Fondée en 1895 par la réunion des fonds de James Lenox, John Jacob Astor et Samuel Jones Tilden, la bibliothèque publique de New York est une des plus grandes bibliothèques du monde. À la veille de son centenaire, nous souhaitons, en publiant cet article, rendre hommage à cette bibliothèque remarqua...

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Dettagli Bibliografici
Autore principale: Laird, Michael
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 1994
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Fondée en 1895 par la réunion des fonds de James Lenox, John Jacob Astor et Samuel Jones Tilden, la bibliothèque publique de New York est une des plus grandes bibliothèques du monde. À la veille de son centenaire, nous souhaitons, en publiant cet article, rendre hommage à cette bibliothèque remarquable pour les très grands services qu’elle a, depuis cent ans, rendus aux chercheurs. Nous présentons ici dix reliures inédites du XVIe siècle qui sont conservées dans le département des livres précieux à la bibliothèque publique de New York. Une reliure polonaise réalisée à Cracovie par Stanislaus de Biala porte un décor d’inspiration italienne, où l’on remarque une utilisation précoce de la dorure en Europe de l’Est (planche I). De l’Italie vient une reliure sortie de l’atelier vénitien qui travaillait pour Jean Jacob Fugger et Antoine Perrenot de Granvelle (planche II). Deux reliures sont d’origine allemande, dont l’une fut exécutée par le « maître C. Z. » pour Joachim Ernst, prince d’Anhalt (planche X); ce maître, qui était au service de Joachim Ernst et de sa cour, est aujourd’hui encore anonyme. Nous présentons aussi une intéressante reliure estampée à froid par le « maître H. P. » (planches VIII et VIII bis); cet atelier non localisé a employé une plaque éxécutée d’après une gravure sur bois d’Albrecht Dürer; l’exemplaire de la bibliothèque publique de New York est l’une de deux reliures connues portant cette plaque, et la seule reliure ainsi signée. Vraisemblablement d’origine parisienne sont six reliures, dont l’une d’une sobre élégance fut exécutée pour Marcus Fugger (planche III); les reliures de ce type austère sont nombreuses, mais elles n’ont pas été complètement étudiées. On voit aussi une reliure importante, jusqu’ici inconnue, de l’atelier de Gommar Estienne, relieur du roi au temps de Henri II (planche IV); elle est très proche de deux autres reliures citées par M. Anthony Hobson, qui suggère que celles-ci ont été faites pour être exposées et vendues dans la librairie de Gommar Estienne. On trouve aussi un ensemble de six volumes exécutés par le « relieur à l’arc de Cupidon « (planches V et V bis); les tranches sont dorées dans le même style, suivant une ligne horizontale décentrée, mais les plats sont ornés de deux plaques différentes. La reliure suivante avec une grande plaque et de petits fers (planche VI) peut être rapprochée de spécimens de cet atelier qui ont figuré dans les collections Sforza, Rahir et Esmerian. Nous attirons aussi l’attention sur une reliure dont le premier plat porte un faux ex-libris de Jean Grolier (planche VII); ayant figuré dans le Catalogue général de Bernard Quaritch de l’année 1883, elle a été réalisée probablement dans l’atelier du faussaire bolonais Vittorio Villa; le cartouche central et les fers nous permettent d’attribuer la reliure originale à l’atelier du « dernier relieur de Grolier ». Enfin, la reliure à la fanfare de la planche IX peut être attribuée à l’atelier parisien du « doreur du groupe royal ».