La dernière bataille de la Guerre froide sur les ondes : les Soviétiques et l'information radiophonique sur les États-Unis, 1975-1985

Le secteur aéronautique, pilier de l’économie mondiale, est aussi un contributeur majeur au changement climatique. Face aux pressions sociales, syndicales et réglementaires, les industriels ont élaboré une stratégie climat reposant sur trois axes : propulsion à hydrogène/électrique, amélioration de...

Descripción completa

Guardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor principal: Kozovoï, Andreï
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2007
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Le secteur aéronautique, pilier de l’économie mondiale, est aussi un contributeur majeur au changement climatique. Face aux pressions sociales, syndicales et réglementaires, les industriels ont élaboré une stratégie climat reposant sur trois axes : propulsion à hydrogène/électrique, amélioration de l’efficacité énergétique et carburants alternatifs. Ce technosolutionnisme s’inscrit dans le régime des « promesses technologiques »  et est contesté par une partie de la société civile et certains syndicats. L’industrie aéronautique prévoit une hausse du trafic aérien et déplace la responsabilité vers d’autres secteurs, tout en servant de justification à la poursuite de sa croissance économique. À partir d’entretiens, de documents internes, de données d’entreprise et de données de l’Insee, l’article questionne les tensions entre les orientations stratégiques portées par les donneurs d’ordres et les conséquences sur l’emploi. Il met en lumière l’émergence de discours critiques et de propositions alternatives émanant des syndicats. Certaines revendications appellent à une reconversion du système productif conciliant transition écologique et maintien de l’emploi, contre le chantage à l’emploi face aux exigences écologiques construit par les directions. L’article souligne ainsi le clivage entre un récit dominant fondé sur les espoirs irréalistes d’innovation future, et des mobilisations concrètes qui interrogent la soutenabilité réelle de la production actuelle tant pour la santé des travailleurs et travailleuses, des riverains et environnementale : un retour au conflit « capital versus travail »  ?