La physiologie de la pensée du XVIIIe siècle au début du XXe : de la dissipation des « esprits » aux mutations caloriques

Entre le xviiie siècle et le début du xxe, les physiologistes donnent des versions radicalement différentes du processus intellectif. Au xviiie siècle la formation de la pensée est inférée à un mouvement de la matière cérébrale indispensable aux manifestations de l’intelligence. Mais ce n’est pas...

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Dettagli Bibliografici
Autore principale: Seignan, Gérard
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2013
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Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Entre le xviiie siècle et le début du xxe, les physiologistes donnent des versions radicalement différentes du processus intellectif. Au xviiie siècle la formation de la pensée est inférée à un mouvement de la matière cérébrale indispensable aux manifestations de l’intelligence. Mais ce n’est pas tout, car selon les experts, l’abondance du fluide nerveux dans la tête jugé complémentaire de ce mouvement intestin, s’il facilite les opérations de l’esprit, peut nuire aussi parfois à l’économie corporelle. L’hygiène des « gens de lettres » abonde ce modèle. Au xixe siècle, tout change. C’est à l’excitation de l’organe de la pensée, relative à la confluence des fluides vitaux vers l’encéphale, que les physiologistes accordent le pouvoir de fabriquer l’intellection, et cela jusqu’à la fin du xixe siècle où la thermodynamique fournit de nouveaux arguments aux explications du métabolisme idéel. Des enseignements en sont tirés au début du xxe sur la façon de gérer l’énergie corporelle pour ne pas entamer le potentiel cérébral.