Entre médecine et politique : Félix Vicq d’Azyr et la lutte contre la peste bovine sous l’Ancien Régime
La plupart des récits relatifs à l’histoire vétérinaire française insiste sur le rôle des maladies animales dans l’institutionnalisation et la professionnalisation de la médecine vétérinaire à la fin du xviiie siècle. Par exemple, la campagne menée contre la peste bovine, entre 1774 et 1776, par le...
Wedi'i Gadw mewn:
| Prif Awdur: | |
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2012
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| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | La plupart des récits relatifs à l’histoire vétérinaire française insiste sur le rôle des maladies animales dans l’institutionnalisation et la professionnalisation de la médecine vétérinaire à la fin du xviiie siècle. Par exemple, la campagne menée contre la peste bovine, entre 1774 et 1776, par le médecin et anatomiste Félix Vicq d’Azyr (1748-1794) contribua à l’épanouissement des écoles vétérinaires royales et à la création en 1776 de la Commission pour les épidémies et les épizooties, appelée à devenir, en 1778, la Société royale de médecine. Mon premier objectif sera de montrer que, si Vicq d’Azyr fut une figure pionnière de la médecine raisonnée, son approche de la maladie s’appuyait cependant sur la médecine hippocratique et la nosologie. Ainsi, plutôt que de poser une coupure franche entre un âge ancien et moderne de la médecine vétérinaire, je mettrai en évidence la co-existence de plusieurs manières de comprendre et de soigner les maladies animales à cette époque. Deuxièmement, je chercherai à étudier la construction de l’expertise sur la peste bovine en mettant évidence le rôle non seulement des vétérinaires mais aussi des pouvoirs politiques et religieux. Je montrerai que l’expertise de Vicq d’Azyr visa non seulement à promouvoir une pensée médicale moderne et les idées physiocratiques de l’époque, mais aussi à dévaloriser la connaissance empirique des maréchaux-ferrants, éliminer le charlatanisme et discipliner les paysans désignés comme « ignorants » et « superstitieux ». |
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