The notion of species and kantian relations

Ce texte souligne l’importance du rôle primaire des relations dans l’élaboration de la notion d’espèce telle que nous la comprenons.Trois relations naturelles participent à la constitution d’une espèce : les individus se ressemblent entre eux, les parents engendrent des enfants et les couples s’inte...

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Autore principale: Lherminier, Philippe
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2009
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Ce texte souligne l’importance du rôle primaire des relations dans l’élaboration de la notion d’espèce telle que nous la comprenons.Trois relations naturelles participent à la constitution d’une espèce : les individus se ressemblent entre eux, les parents engendrent des enfants et les couples s’interfécondent.Ces relations sont des données réelles, observables et mesurables ;De proche en proche elles construisent des classes, des lignées et des populations ;Elles sont universelles et valides pour toutes les espèces ;Elles s’entr’expriment habituellement, c’est-à-dire que chacune nous "dit quelque chose" sur les autres ;Cependant, différences, descendance et stérilité peuvent évoluer presque indépendamment les unes des autres.Ces trois ensembles de relations correspondent à trois modes a priori de notre entendement que l’on désigne en termes kantiens comme "catégories du jugement".Ressemblance: catégorie d’inhérence (et substance)Lignée: catégorie de causalité (et dépendance)Interfécondité : catégorie de communauté (et réciprocité)La notion d’espèce biologique reflète des conventions de pensée a priori mais elle n’est pas arbitraire (nominale) parce qu’elle décrit une réalité testable et réfutable. Les relations naturelles impliquées dans l’usage biologique de la notion d’espèce sont une application des trois catégories kantiennes de relation.Envisagée de ce point de vue, la notion d’espèce est plutôt une idée régulatrice qu’un concept scientifique. Elle unifie des données et sa fonction est heuristique.