Ibn Khaldun et la génération des êtres vivants : réception des textes et traductions françaises
Ibn Khaldun (1332-1406), historien maghrébin, n’est pas un naturaliste. D’ailleurs peu de scientifiques arabes du Moyen-Âge étaient naturalistes, les sciences arabes étant essentiellement réputées pour les mathématiques, l’astronomie, ou la médecine. Mais comme grand nombre de philosophes musulmans...
Enregistré dans:
| 主要作者: | |
|---|---|
| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 语言: | Français |
| 出版: |
2008
|
| 主题: | |
| 在线阅读: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 总结: | Ibn Khaldun (1332-1406), historien maghrébin, n’est pas un naturaliste. D’ailleurs peu de scientifiques arabes du Moyen-Âge étaient naturalistes, les sciences arabes étant essentiellement réputées pour les mathématiques, l’astronomie, ou la médecine. Mais comme grand nombre de philosophes musulmans du Moyen-Âge, la question de la Création, de l’ordre de la Nature, des merveilles du monde Vivant, l’a préoccupé. Dans un passage de son œuvre majeure, la Muqaddima, il nous soumet sa vision de l’organisation du monde vivant, entre Création (merveilles du monde vivant, ordre divin et apologétique) et possible transformation des êtres (notamment la transformation du singe à l’Homme et inversement). Ce passage a été interprété comme un prélude au transformisme et à l’évolutionnisme par certains commentateurs ardents à la recherche du « précurseur » de Darwin. Si ce texte ne fait pas d’Ibn Khaldun un évolutionniste avant l’heure, et que son approche n’est pas naturaliste et biologique au sens strict, il n’en est pas moins intéressant car révélateur de la conception du continuum des êtres vivants disposés sur une chaîne unique, continue et ininterrompue à complexité croissante (minéraux-végétaux-animaux-Hommes), de l’anthropocentrisme et de l’ordre et de l’organisation du monde vivant, idées très présentes chez les penseurs antiques et musulmans médiévaux, et adoptées par Ibn Khaldun. |
|---|