L’image de l’âme chez Balzac à travers le prisme du merveilleux médical

Dans cet article, nous explorons l’apparition du merveilleux qui surgit, dans certains textes de Balzac des années 1830, au croisement des idées médicales de l’époque et du regard esthétique. Malgré la publication de travaux fondamentaux, dans les premières décennies du xixe siècle, sur l’anatomie g...

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Auteur principal: Lillis, Shane
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2025
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Dans cet article, nous explorons l’apparition du merveilleux qui surgit, dans certains textes de Balzac des années 1830, au croisement des idées médicales de l’époque et du regard esthétique. Malgré la publication de travaux fondamentaux, dans les premières décennies du xixe siècle, sur l’anatomie générale, clinique et pathologique, plusieurs conceptions de la vie du corps – conceptions qui acceptaient encore « le merveilleux et la superstition » dit Claude Bernard en 1865 – continuaient d’être débattues depuis le siècle précédent. La résistance de Balzac à la volonté scientifique de bannir la notion du merveilleux de la physiologie est illustrée par les différentes manières de dépeindre une présence de l’âme dans un corps dans ses textes. Avec en toile de fond l’école anatomo-clinique parisienne que Balzac comprenait si bien – école qui aiguisait son regard dans les amphithéâtres et les salles de dissection des Beaux-Arts –, nous examinons la conception et la représentation « visuelle » de l’âme chez Balzac, afin de montrer comment cette conception traverse la pensée médicale, l’art, et la sculpture, pour rejoindre le merveilleux.