Les « fils de Balzac » en campagne (1846-1862)

C’est à considérer le véritable tournant critique qu’a été, à partir du milieu des années 1840, l’entrée en scène d’une jeune génération d’admirateurs déclarés de Balzac, rompant du tout au tout avec l’animosité commune dans la critique du temps (Sainte-Beuve, Janin, Chaudesaigues, etc.), qu’est...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Diaz, José-Luis
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2024
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Descripció
Sumari:C’est à considérer le véritable tournant critique qu’a été, à partir du milieu des années 1840, l’entrée en scène d’une jeune génération d’admirateurs déclarés de Balzac, rompant du tout au tout avec l’animosité commune dans la critique du temps (Sainte-Beuve, Janin, Chaudesaigues, etc.), qu’est consacrée la présente étude. La formule de notre titre est celle de l’un d’entre eux, parmi les plus assidus dans son action, Champfleury, qui, reprenant en 1887 une expression déjà employée par Zola dans Le Roman expérimental (1881), a baptisé ces jeunes écrivains critiques au nombre desquels lui-même a compté comme des « fils de Balzac ». Malgré la complicité admirative qui les unit, ces jeunes écrivains de moins de trente ans ne forment point un groupe homogène, puisque s’opposent ceux qui font de Balzac le fondateur de l’école réaliste (Champfleury) et ceux qui ont plutôt tendance à voir en lui un « voyant » (Hippolyte Babou, Baudelaire, Barbey, Louis de Cormenin). Mais il se ressemblent par la sympathie filiale qu’ils manifestent, par la manière qu’ils ont de considérer Balzac comme une grande figure mythologique, d’être en quête de « renseignements » biographiques à son sujet, d’admirer en bloc La Comédie humaine tout en étant désireux de voir éditées ses « œuvres diverses ».