Balzac et l’Angleterre. Du commerce de l’opium et du thé
Quelque vingt ans avant Hugo, Balzac, par voie de presse, dénonce les exactions de l’Angleterre en Chine. En 1842, dans son compte rendu de l’album illustré de Borget, La Chine et les Chinois, le romancier prend position pour les Chinois contre les Anglais dans le conflit de la première guerre de...
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| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
2019
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| 總結: | Quelque vingt ans avant Hugo, Balzac, par voie de presse, dénonce les exactions de l’Angleterre en Chine. En 1842, dans son compte rendu de l’album illustré de Borget, La Chine et les Chinois, le romancier prend position pour les Chinois contre les Anglais dans le conflit de la première guerre de l’opium. Il s’insurge devant l’immoralité du commerce du thé en échange d’une substance mortifère et le laissez-faire du gouvernement français. Toutefois, cet engagement relève moins d’une réelle sinophilie que de la volonté de préserver intacte l’image fantasmatique de la puissante Chine, Empire du Milieu, dirigé par un autocrate à l’instar de cet autre empire oriental dont le thé est la boisson quotidienne : l’empire russe. La diatribe de Balzac contre l’expansionnisme anglais du commerce de l’opium et du thé sert tout à la fois son rêve de Chine et son désir de défendre les intérêts de la grande Russie.
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