Balzac face aux mœurs anglaises
Historien des mœurs françaises du début du xixe siècle, Balzac ne manque pas de les opposer souvent aux mœurs anglaises, dont il n’a pourtant qu’une connaissance indirecte. En lui, c’est surtout le sociologue de la vie privée qui est à l’affût et multiplie les parallèles entre une Angleterre indu...
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| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
2019
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Historien des mœurs françaises du début du xixe siècle, Balzac ne manque pas de les opposer souvent aux mœurs anglaises, dont il n’a pourtant qu’une connaissance indirecte. En lui, c’est surtout le sociologue de la vie privée qui est à l’affût et multiplie les parallèles entre une Angleterre industrialisée et tout entière mécanifiée, et une France dont le retard économique est compensé par le caractère convivial de son art de vivre. Le tableau d’ensemble des mœurs anglaises que propose La Comédie humaine est ainsi très négatif, avec fort peu d’exceptions : le droit d’aînesse, l’ habeas corpus, l’absence de centralisation. Si l’Angleterre l’emporte en confort sur les autres nations, elle est en revanche victime du cant et du terrorisme de l’ improper pour ce qui concerne la vie sociale. « La vie de tête, l’activité d’idées, le talent de conversation y sont contraints dans un pays où « tout est uniforme dans chaque sphère ». Hypocrisie, pruderie, componction, violence dans les rapports humains y compris amoureux, tels sont les grands défauts. Ce que Balzac craint par-dessus tout, c’est que les mœurs anglaises ne contaminent la France : ce dont les exemples sont nombreux, en un temps où les échanges internationaux s’accélèrent. Mais il n’a en revanche qu’à se féliciter que, face à une Angleterre vivant immobile « sous l’empire du devoir », la France offre au romancier qu’il est « l’ homme social sous des aspects plus multipliés que partout ailleurs ».
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