Art, passion et dérision dans « La Cousine Bette »
L’art est un thème récurrent de La Comédie humaine. Steinbock, dernier artiste créé par Balzac, devait initialement jouer dans La Cousine Bette un rôle capital. Artiste présenté d’abord comme génial, il a subi au cours de sa genèse une radicale métamorphose. En effet, victime de la faiblesse de so...
保存先:
| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2018
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | L’art est un thème récurrent de La Comédie humaine. Steinbock, dernier artiste créé par Balzac, devait initialement jouer dans La Cousine Bette un rôle capital. Artiste présenté d’abord comme génial, il a subi au cours de sa genèse une radicale métamorphose. En effet, victime de la faiblesse de son caractère, de l’indulgence coupable d’une femme trop aimante puis de la passion castratrice de Valérie Marneffe, il perd l’énergie et l’habitude d’un travail acharné indispensables à tout authentique créateur. On remarque alors que les jugements portés par Balzac sur les œuvres de Steinbock suivent cette évolution dans la conception du personnage : ils deviennent négatifs. Ils vont de pair avec une réflexion désenchantée sur l’œuvre d’art sous la monarchie de Juillet, la valeur marchande l’emportant sur la valeur esthétique, le goût bourgeois se substituant à la recherche du Beau idéal. Dans La Cousine Bette le génie inventif est seulement au service des passions les plus viles et Steinbock, double négatif de son créateur, reflet d’une époque, est l’un des rares personnages sans énergie de La Comédie humaine. |
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