Traduction et négociation identitaire. Le cas des îles Ioniennes

Cette étude examine le processus de traduction comme champ où se négocient l’identité du médiateur et le système dans lequel s’inscrit son travail, à savoir la culture-cible. L’accent est mis sur la fonction de la traduction en tant qu’espace privilégié où l’hybridation affecte non seulement le suje...

Ful tanımlama

Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Yazar: Leivadiotis, Michail
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2020
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Diğer Bilgiler
Özet:Cette étude examine le processus de traduction comme champ où se négocient l’identité du médiateur et le système dans lequel s’inscrit son travail, à savoir la culture-cible. L’accent est mis sur la fonction de la traduction en tant qu’espace privilégié où l’hybridation affecte non seulement le sujet, puisque la traduction est le lieu où s’exercent les tensions nées des fluctuations de l’identité du médiateur, mais aussi, de façon manifeste ou cachée, la langue et la culture-cible, puisqu’elles sont le lieu où aboutit la traduction, dont l’intention est d’amplifier ou même de forcer le système d’accueil. De tels gestes translatifs, audacieux mais rares, qui adoptent en général la méthode de « l’étrangèreté », révèlent des tensions qui résultent d’une crise de l’identité culturelle. Le cas des îles Ioniennes présente ainsi un intérêt multiple : en effet, la production translative que l’on repère dans cette région au xixe siècle reflète le morcellement de l’image de soi d’une culture locale marquée par le cosmopolitisme du passé colonial qu’elle est appelée à abandonner pour s’insérer dans le cadre national de la modernité. L’étude s’appuie sur quelques remarquables gestes translatifs de l’érudition ionienne antérieurs à l’union avec le royaume de Grèce comme sur autant de manifestations de cette fonction identitaire de la traduction.